blog d'Histoire-géographie au Lycée


| 1 | Mur en dalles de béton avec ou sans couronnement |
| 2 | Clôture grillagée en métal |
| 3 | Bande de contrôle (KS) |
| 4 | Pylônes d’éclairage |
| 5 | Fosse anti-véhicules |
| 6 | Délimitation avant du poste-frontière |
| 7 | Chemin de ronde |
| 8 | Câble de guidage des laisses pour chiens |
| 9 | Appareil de signalisation |
| 10 | Mirador |
| 11 | Clôture de contact |
| 1 | Mur en dalles de béton avec ou sans couronnement |
| 2 | Clôture grillagée en métal |
| 3 | Bande de contrôle (KS) |
| 4 | Pylônes d’éclairage |
| 5 | Fosse anti-véhicules |
| 6 | Délimitation avant du poste-frontière |
| 7 | Chemin de ronde |
| 8 | Câble de guidage des laisses pour chiens |
| 9 | Appareil de signalisation |
| 10 | Mirador |
| 11 | Clôture de contact |
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Le 12 août 1961 par le conseil des ministres de RDA: «Afin de mettre un terme aux activités hostiles du revanchisme et militarisme de l’Allemagne de l’Ouest et de Berlin-Ouest, un dispositif de contrôle des frontières, tel qu’il est pratiqué par tous les états souverains, sera mis place à la frontière de la RDA, y compris sur la délimitation avec les secteurs d’occupation occidentaux à Berlin.»
Au petit matin du 13 août 1961 [Film 5,80 MB], un dimanche, des barbelés et des barrières provisoires furent déployés à la frontière berlinoise entre les secteurs d’occupation Est et Ouest. Les pavés des axes de circulation entre les deux moitiés de la ville furent retournés afin d’interrompre immédiatement le trafic. Les unités de la police populaire, de la police ferroviaire et des milices ouvrières fermèrent la frontière à la circulation.
Dans les jours qui suivirent, les barbelés furent remplacés par un mur en pierres de taille importante, construit par des maçons est-berlinois, sous l’étroite surveillance des gardes-frontières de RDA. Les portes et fenêtres des façades d’immeubles furent murées et intégrés dans le dispositif de séparation des deux moitiés de la ville, à l’image de la Bernauer Straße, où les trottoirs faisaient partie du quartier Wedding (Berlin-Ouest), et les
immeubles du quartier Mitte (Berlin-Est). Les riverains ne pouvaient désormais accéder à leurs logements que par le côté cour des immeubles, situé à Berlin-Est. Dès 1961, de nombreux appartements furent évacués de force, dans la Bernauer Straße et dans d’autres rues limitrophes.
Des rues, des places et des maisons furent ainsi séparées d’un jour à l’autre et certaines lignes de métro et de RER interrompues. Le soir du 13 août 1961, le bourgmestre régnant de Berlin, Willy Brandt, déclarait devant la chambre des députés: «(...) Sous le regard de la communauté mondiale des peuples, Berlin accuse les séparateurs de la ville, qui oppressent Berlin-Est et menacent Berlin-Ouest, de crime contre le droit international et contre l’humanité (...).»
Le 25 octobre 1961, le poste-frontière Checkpoint Charlie fut le théâtre d’une confrontation historique entre blindés
soviétiques et américains. Des gardes-frontières de RDA avaient exigé de contrôler des membres des forces alliées occidentales, qui désiraient se rendre en secteur soviétique. Cette mesure était attentatoire au droit de libre circulation, dont bénéficiaient tous les membres des forces d’occupation. Pendant trois jours, les chars des deux grandes puissances nucléaires, séparés de quelques mètres seulement, ont ainsi pointé leurs canons l’un sur l’autre. Enfin, le retrait mutuel fut ordonné et la libre circulation par le poste-frontière Checkpoint Charlie rétablie.
Par la suite, le dispositif frontalier fut renforcé et les contrôles perfectionnés. Le mur intra-urbain, qui séparait Berlin-Ouest de Berlin-Est, avait atteint une longueur totale de 43,1 kilomètres. La partie du dispositif qui séparait Berlin-Est de Berlin-Ouest comprenait 111,9 kilomètres. Plus de 100 000 Allemands de l’Est tentèrent de fuir leur pays en passant la frontière entre la RDA et la RFA ou le mur de Berlin. Des centaines de fugitifs trouvèrent la mort lors de leurs tentatives de passage ou furent abattus par les garde-frontières de RDA.
L'ouverture et la chute du Mur
Lors d’une conférence de presse diffusée en direct par la télévision le 9 novembre 1989 en fin d’après-midi, le Chef de Presse du Comité Central du SED, Günter Schabowski, déclarait à 18:57, dans un propos assez flou, que de nouvelles dispositions avaient été adoptées pour les ressortissants de RDA désirant se rendre en RFA.
Suite aux pressions exercées par la population, la direction du parti SED avait publié, le 6 novembre, un projet de loi sur les entrées et sorties du territoire de RDA. Cependant, seules les dispositions applicables aux sorties devaient entrer en vigueur dans un premier temps (autorisations de sortie du territoire sans droit de retour), afin d’endiguer l’exode continu vers la République Tchèque. A la suite des manifestations de Leipzig et Berlin, le texte fut remanié en profondeur le 9 novembre, et complété d’ un droit de voyage pour particuliers avec obligation de visa. A la suite de problèmes d’information, et contrairement aux intentions du gouvernement, Schabowski annonça par erreur le jour même l’application immédiate de ce nouveau régime.
Après que la première chaîne de télévision publique de RFA, ARD, eût diffusé la déclaration Schabowski comme principale information du jour dans son journal de 20 heures, de plus en plus de Berlinois de l’Est affluèrent aux postes-frontières de la ville afin de faire usage de ce nouveau droit le plus vite possible. Les gardes-frontières n’ayant pas été informés immédiatement des nouvelles dispositions, la confusion et la cohue s’installèrent aux points de passage.
Source Mairie de Berlin