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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 16:48
Le 9 Novembre 1989 n'a vraiment pas été un jour comme les autres.....

Tout le monde parle de la chute du mur de Berlin, mais c'était quoi ce mur en fait?
Voyez la vidé  le film d'animation « 'Emmurés !' - La frontière interallemande » reconstitue le mur et le système frontalier séparant l'est et l'ouest de l'Allemagne dans les années 1980, et comprenez qu'on ne parlait pas seulement d'UN mur.....




 
Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les dirigeants est-allemands décidèrent de fermer la frontière séparant les deux parties de la ville. Désormais, les citoyens de Berlin-Ouest, les ressortissants étrangers ou originaires de la République Fédérale d’Allemagne ne pouvaient accéder à Berlin-Est que par l’un des sept postes-frontières ou par la gare de transit. La décision émana du ministère de l’intérieur de la République Démocratique Allemande. A compter de ce jour, le passage à l’Ouest fut interdit à tous les citoyens de Berlin-Est et à tous les ressortissants de la République Démocratique Allemande.




1 Mur en dalles de béton avec ou sans couronnement
2 Clôture grillagée en métal
3 Bande de contrôle (KS)
4 Pylônes d’éclairage
5 Fosse anti-véhicules
6 Délimitation avant du poste-frontière
7 Chemin de ronde
8 Câble de guidage des laisses pour chiens
9 Appareil de signalisation
10 Mirador
11 Clôture de contact
1 Mur en dalles de béton avec ou sans couronnement
2 Clôture grillagée en métal
3 Bande de contrôle (KS)
4 Pylônes d’éclairage
5 Fosse anti-véhicules
6 Délimitation avant du poste-frontière
7 Chemin de ronde
8 Câble de guidage des laisses pour chiens
9 Appareil de signalisation
10 Mirador
11 Clôture de contact

Le dispositif frontalier

La mise en place et le renforcement du dispositif frontalier avaient pour objet d’empêcher les ressortissants de RDA et les Berlinois de l’Est de passer à Berlin-Ouest. Par conséquent, il était orienté vers l’intérieur, c’est-à-dire contre la population du régime qui l’avait déployé, ce qui le différencie fondamentalement d’autres systèmes frontaliers.

La bande de sable du No Man’s Land était éclairée par des projecteurs situés sur des pylônes électriques de haute taille. Le sable avait pour objet de conserver les empreintes des fugitifs. Les pylônes d’éclairage constituaient la ligne avant de la frontière. Les gardes-frontières qui franchissaient cette ligne sans préavis étaient systématiquement soupçonnés de tentative de passage à l’Ouest. Le chemin de ronde, sur lequel circulaient les véhicules de patrouille et d’entretien, était situé devant la bande de contrôle. Ce chemin goudronné était accessible à partir d’ouvertures dans le mur d’arrière-plan, fermées par des portails. Les miradors, regroupés en unités de commandement pour des raisons stratégiques, et positionnés devant le chemin de ronde, faisaient également partie du dispositif frontalier. Leur coordination était assurée par un poste de commandement. Des zones de surveillance canine ou d’autres obstacles furent mis en place devant la ligne de miradors et délimités par la clôture de signalisation électrique, équipée de capteurs déclenchant une alarme au moindre contact.

Les batteries de tirs automatiques et les champs de mines, tels qu’utilisés à la frontière entre la République Démocratique Allemande et la République Fédérale d’Allemagne, ne furent pas installés à Berlin.

Le premier obstacle, vu du côté Est, qui s’opposait au passage à l’Ouest, était le mur d’arrière-plan. Son tracé intégrait des bâtiments, des murs anti-incendies et des murs d’usines, ce qui n’en fit jamais un ouvrage homogène d’aspect extérieur. Le mur d’arrière-plan annonçait un No Man’s Land large de cinq à plusieurs centaines de mètres.

Ce premier obstacle était lui-même précédé de différents dispositifs de sécurité et d’une zone dite «pré-frontalière» à accès réservé.

Les victimes du mur

Plus de 100 000 ressortissants de l’ex-RDA ont essayé de fuir leur pays en franchissant la frontière entre les deux Allemagnes ou le mur de Berlin. Plusieurs centaines furent abattus par les gardes-frontières de RDA, se noyèrent, chutèrent mortellement ou se suicidèrent lors de la découverte de leur tentative de fuite à l’Ouest.

L’état civil de nombreuses victimes du mur n’étant pas connu à ce jour, il est impossible de citer des chiffres précis. Afin d’assurer un rapprochement de toutes les informations disponibles et d’approfondir les connaissances sur les victimes du mur auprès de l’opinion publique, un vaste projet de recherche a été lancé en août 2005 par l’association du mur de Berlin, en coopération avec le centre de recherche sur l’histoire contemporaine de Potsdam.

C’est ainsi que les destins de quelques 138 victimes inconnues ont pu être élucidés rétrospectivement. Plus d’une centaine d’états-civils sont en cours de vérification actuellement. Les résultats de ces recherches peuvent être consultés à l’adresse suivante: www.chronik-der-mauer.de(Externer Link).

L’ordre de tirer

L’usage de la force et des armes à feu dans la zone frontalière de RDA était réglementé par des lois, des arrêtés et des ordres. La consigne élaborée à cet égard par le ministère de la défense de la RDA en octobre 1961, spécifiait que l’usage d’armes à feu devait être le dernier recours et n’était autorisé que pour «l’interpellation de personnes cherchant à violer la frontière étatique et refusant d’obtempérer à la suite d’une sommation d’un garde-frontière qui s’est identifié verbalement comme tel ou d’un tir de sommation en l’air, leur intimant l’ordre de s’arrêter immédiatement».

En d’autres termes, les textes applicables à l’époque ne contenaient aucune incitation ou obligation juridique de tuer. Mais les promotions et primes accordées aux gardes-frontières, le conditionnement idéologique des jeunes appelés et soldats de métier, ainsi qu’un droit pénal, qui, en certaines circonstances, transformait la tentative de fuite en crime, firent de l’usage des armes à feu une quasi-obligation.

Le 3 avril 1989, le Secrétaire Général du SED, Erich Honecker, donna ordre aux gardes-frontières «de ne plus recourir aux armes à feu pour empêcher les violations de la frontière étatique de la RDA».




Le 12 août 1961 par le conseil des ministres de RDA: «Afin de mettre un terme aux activités hostiles du revanchisme et militarisme de l’Allemagne de l’Ouest et de Berlin-Ouest, un dispositif de contrôle des frontières, tel qu’il est pratiqué par tous les états souverains, sera mis place à la frontière de la RDA, y compris sur la délimitation avec les secteurs d’occupation occidentaux à Berlin

 Au petit matin du 13 août 1961 [Film 5,80 MB], un dimanche, des barbelés et des barrières provisoires furent déployés à la frontière berlinoise entre les secteurs d’occupation Est et Ouest. Les pavés des axes de circulation entre les deux moitiés de la ville furent retournés afin d’interrompre immédiatement le trafic. Les unités de la police populaire, de la police ferroviaire et des milices ouvrières fermèrent la frontière à la circulation.

Dans les jours qui suivirent, les barbelés furent remplacés par un mur en pierres de taille importante, construit par des maçons est-berlinois, sous l’étroite surveillance des gardes-frontières de RDA. Les portes et fenêtres des façades d’immeubles furent murées et intégrés dans le dispositif de séparation des deux moitiés de la ville, à l’image de la Bernauer Straße, où les trottoirs faisaient partie du quartier  Wedding (Berlin-Ouest), et les immeubles du quartier Mitte (Berlin-Est). Les riverains ne pouvaient désormais accéder à leurs logements que par le côté cour des immeubles, situé à Berlin-Est. Dès 1961, de nombreux appartements furent évacués de force, dans la Bernauer Straße et dans d’autres rues limitrophes.

Des rues, des places et des maisons furent ainsi séparées d’un jour à l’autre et certaines lignes de métro et de RER interrompues. Le soir du 13 août 1961, le bourgmestre régnant de Berlin, Willy Brandt, déclarait devant la chambre des députés: «(...) Sous le regard de la communauté mondiale des peuples, Berlin accuse les séparateurs de la ville, qui oppressent Berlin-Est et menacent Berlin-Ouest, de crime contre le droit international et contre l’humanité (...).»


Le 25 octobre 1961, le poste-frontière Checkpoint Charlie fut le théâtre d’une confrontation historique entre blindés soviétiques et américains. Des gardes-frontières de RDA avaient exigé de contrôler des membres des forces alliées occidentales, qui désiraient se rendre en secteur soviétique. Cette mesure était attentatoire au droit de libre circulation, dont bénéficiaient tous les membres des forces d’occupation. Pendant trois jours, les chars des deux grandes puissances nucléaires, séparés de quelques mètres seulement, ont ainsi pointé leurs canons l’un sur l’autre. Enfin, le retrait mutuel fut ordonné et la libre circulation par le poste-frontière Checkpoint Charlie rétablie.





Par la suite, le dispositif frontalier fut renforcé et les contrôles perfectionnés. Le mur intra-urbain, qui séparait Berlin-Ouest de Berlin-Est, avait atteint une longueur totale de 43,1 kilomètres. La partie du dispositif qui séparait Berlin-Est de Berlin-Ouest comprenait 111,9 kilomètres. Plus de 100 000 Allemands de l’Est tentèrent de fuir leur pays en passant la frontière entre la RDA et la RFA ou le mur de Berlin. Des centaines de fugitifs trouvèrent la mort lors de leurs tentatives de passage ou furent abattus par les garde-frontières de RDA.


L'ouverture et la chute du Mur


Lors d’une conférence de presse diffusée en direct par la télévision le 9 novembre 1989 en fin d’après-midi, le Chef de Presse du Comité Central du SED, Günter Schabowski, déclarait à 18:57, dans un propos assez flou, que de nouvelles dispositions avaient été adoptées pour les ressortissants de RDA désirant se rendre en RFA.

Suite aux pressions exercées par la population, la direction du parti SED avait publié, le 6 novembre, un projet de loi sur les entrées et sorties du territoire de RDA. Cependant, seules les dispositions applicables aux sorties devaient entrer en vigueur dans un premier temps (autorisations de sortie du territoire sans droit de retour), afin d’endiguer l’exode continu vers la République Tchèque. A la suite des manifestations de Leipzig et Berlin, le texte fut remanié en profondeur le 9 novembre, et complété d’ un droit de voyage pour particuliers avec obligation de visa. A la suite de problèmes d’information, et contrairement aux intentions du gouvernement, Schabowski annonça par erreur le jour même l’application immédiate de ce nouveau régime.

Après que la première chaîne de télévision publique de RFA, ARD, eût diffusé la déclaration Schabowski comme principale information du jour dans son journal de 20 heures, de plus en plus de Berlinois de l’Est affluèrent aux postes-frontières de la ville afin de faire usage de ce nouveau droit le plus vite possible. Les gardes-frontières n’ayant pas été informés immédiatement des nouvelles dispositions, la confusion et la cohue s’installèrent aux points de passage.

                                                                                                                                                                              Source Mairie de Berlin

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Published by LaBoussole - dans ACTUALITE- infos
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