Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 21:08
828 mètres! Inauguration de Burj Dubai, la plus haute tour du monde à Dubai (plus de deux tour Eiffel l'une sur l'autre)




Véritable prouesse technique, l'édifice repose sur du sable et des piliers d'acier

On doit le projet original à Adrian Smith, un des patrons du groupe Skidmore, Owings and Merrill (SOM) puissante firme née à Chicago en 1936 et qui, depuis, s'est internationalisée au point qu'on peut lui attribuer nombre des records d'architecture "sportive" dans le monde. Adrian Smith, qui est également le principal concepteur de l'élégante tour Jin Mao à Shanghaï, a quitté la société en 2006.

SOM aimait à évoquer un projet de 1956 de l'architecte Frank Lloyd Wright, la tour d'un mile (1 609 mètres), resté dans les cartons. Son profil de fuseau élancé rappelle celui de Burj Dubai, mais, pour Adrian Smith, le lys araignée, espèce originaire du Mexique et bien adaptée au climat de Dubaï, restait la source d'inspiration. Il y voit le plan en trident de la base de l'édifice et la façon qu'il a de se vriller sur lui-même.

Les constructeurs sont la filiale travaux et investissements du groupe sud-coréen Samsung, le groupe belge Besix et le saoudien Arabtec. L'ingénieur principal en est William Baker, resté pour sa part partenaire chez SOM. Tant et si bien que la firme américaine est restée légalement l'architecte et l'ingénieur contractant du projet.

Main-d'oeuvre bon marché

La prouesse technique reste l'éventuel "mystère" de la tour. Comment, en quelques années, un immeuble de logements et de bureaux (à quoi s'ajoute un luxueux hôtel Armani) a-t-il pu dépasser les tours de télévision, structures simples qui pouvaient atteindre les 600 mètres ?

En fait, tout intervient : le vent (à Chicago, la Sears Tower n'a pu dépasser les 442 mètres) ; les tremblements de terre (Taipei 101 est lestée d'un système complexe censé parer aux risques sismiques) ; la possibilité de typhons - c'est un des risques pour les gratte-ciel de Malaisie ou de Shanghaï comme les Petronas Tower (452 mètres) ou World Financial Center (492 mètres) ; la relative constance de la météo ; la "souplesse" de l'édifice. Aussi, la composition ou la stabilité du sol. A Dubaï, le sable a rendu nécessaire la mise en place de dizaines de piliers d'acier profonds de 150 mètres, sur lesquels ont été installées les structures de la tour, capables de passer des 560 mètres prévus à l'origine à plus de 800 mètres de haut, sans problèmes majeurs pour l'ingénieur Baker.

Pas de problème non plus pour le coût de la main-d'oeuvre. Les ouvriers touchaient de 2,85 à 5,5 euros par jour. Un record parmi d'autres. 
                                                                                                       Frédéric Edelmann Le Monde 5/01/10

             Une vidéo de l'inauguration de la tour


           
 
 
       




   

Partager cet article

Repost 0
Published by LaBoussole - dans ACTUALITE- infos
commenter cet article

commentaires